Ambiance chaleureuse et sentimentale pour le début de ce concert avec le tendre Salut d’amour que Sir Edward Elgar dédia à sa future femme en 1888.
Et c’est de même en guise de cadeau d’anniversaire à son épouse Cosima que, le jour de Noël 1870, Wagner fit donner au domicile conjugal cette petite « symphonie de chambre » qu’il intitula Siegfried Idyll. Adaptant le propos du second volet de la Tétralogie à son histoire personnelle et familiale (le premier fils -prénommé Siegfried- des Wagner était né l’année précédente), le compositeur avait livré une page de mythologie intimiste, d’un incomparable pouvoir d’enchantement.
Après Rêverie et Caprice (1841), élégante et virtuose « pièce de caractère » pour violon, d’un genre peu attendu chez Berlioz, on abordera, avec Les Nuits d’Été l’un des chefs-d’œuvre du grand compositeur romantique. Porté par le timbre magnifique de la mezzo Eléonore Pancrazi, le cycle de ces six mélodies avec orchestre (1856) devrait en effet déployer toute la splendeur de sa ligne vocale et ce monde sonore si nouveau dont l’intensité expressive n’aura d’équivalent que chez Mahler.